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L'Union européenne a approuvé de nouveaux droits antidumping définitifs sur les importations de protéine de pois en provenance de Chine. La mesure, publiée le 25 septembre 2026 dans le règlement d'exécution (UE) 2026/2101, instaure de nouveaux coûts pour l'entrée de cette matière première sur le marché européen.
Cette décision peut avoir des conséquences pour l'industrie alimentaire et la nutrition sportive, où la protéine de pois est utilisée dans des produits végétaux, des préparations hyperprotéinées et certaines formules de supplémentation. Cela ne signifie pas pour autant que tous les compléments de protéines végétales vont automatiquement augmenter de prix.
Quels droits de douane l'Union européenne a-t-elle approuvés ?
Les droits antidumping concernent la protéine de pois contenant plus de 65 % de protéines sur matière sèche, qu'elle soit commercialisée en poudre, sous forme liquide ou texturée.
Les taux définitifs fixés sont de 40,5 % pour certains producteurs chinois et de 67,1 % pour d'autres exportateurs concernés. Ces pourcentages s'appliquent sur le prix net de la marchandise à la frontière de l'Union européenne, avant l'ajout du droit correspondant. La mesure fait suite à une enquête de la Commission européenne sur les importations de cette matière première et sur son impact sur les producteurs européens.
Pourquoi cela peut-il affecter le marché des compléments ?
La protéine de pois est une alternative courante aux protéines d'origine animale, en particulier dans les produits véganes et les formules qui cherchent à combiner différentes sources végétales.
Avec l'entrée en vigueur de ces droits définitifs, importer la matière première concernée depuis la Chine peut devenir plus coûteux. Cela pourrait conduire les fabricants à chercher des fournisseurs dans d'autres pays, à augmenter leurs achats auprès de producteurs européens ou à étudier des formules alternatives avec des ingrédients comme la protéine de riz, de soja ou de fève.
Toutefois, changer de fournisseur n'est pas toujours immédiat. Les entreprises doivent évaluer des aspects tels que la qualité de la matière première, sa solubilité, son goût, sa disponibilité et le coût final de fabrication.
Les prix des protéines végétales vont-ils augmenter ?
C'est l'une des principales inconnues pour les prochains mois. L'effet dépendra de la part que représente la protéine de pois dans le coût total de chaque produit, de l'origine de la matière première et des stocks dont disposent les fabricants.
C'est pourquoi les produits contenant une forte proportion de protéine de pois chinoise pourraient être plus exposés à d'éventuelles hausses de coûts, tandis que d'autres produits végétaux élaborés avec des matières premières d'origine différente pourraient être moins touchés.
Il est également possible que la hausse de la demande auprès de fournisseurs alternatifs crée des tensions sur les prix ou sur les délais de livraison. Pour l'instant, il convient de distinguer l'augmentation du coût d'importation qu'implique le droit de douane d'une éventuelle hausse du prix payé par le consommateur.
Que faut-il surveiller dans les prochains mois ?
L'évolution du marché dépendra de la façon dont les fabricants et les fournisseurs réagiront à cette nouvelle situation. L'origine des matières premières, la disponibilité d'alternatives et les éventuels changements de formules seront des facteurs importants pour comprendre l'impact réel de la mesure.
En définitive, les nouveaux droits de douane modifient les conditions d'importation de la protéine de pois chinoise, mais n'annoncent pas à eux seuls une hausse généralisée des prix des compléments. L'évolution des coûts et de l'approvisionnement permettra de vérifier quelles conséquences cette décision aura pour le secteur de la nutrition sportive.